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Les intempéries qu’a connues Lomé le mercredi 6 avril 2022 auraient provoqué des chutes d’arbres au niveau de certaines artères de la capitale togolaise. Au niveau du carrefour  GTA, devant les locaux du groupe d’assurances SANLAM TOGO, un baobab a été déraciné au pifomètre de 14h. Dans sa chute, l’arbre a écrasé quatre véhicules en stationnement. Un fait mystique, plus qu’un phénomène météorologique pour les prêtres traditionnalistes. Sacré pour plusieurs cultures, le baobab (Adansonia digitata) est un arbre à palabre qu’il serait malvenu ou sacrilège de couper.
 Un déracinement qui suscite des hypothèses de la part des traditionnalistes et prêtres vodou. « Un malheur s’apprête à s’abattre sur le pays » affirme une prêtresse. Selon d’autres qu’on a interrogé, il est quasi impossible qu’un baobab soit déterré par le vent sans motif
« Je n’ai jamais appris une telle nouvelle. Un baobab ne se déracine pas de lui-même d’une telle manière (...) Il n’est pas permis non plus de le couper sans aucune cérémonie préalable » déclare un prêtre spirituel vodou.    
Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’Agence Nationale d’assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP), spécialisée dans le domaine de la salubrité, s’est dépêchée de faire son travail en mettant en  morceau l’arbre afin de libérer la voie. Un acte que qualifient, les spiritualistes traditionnels et prêtres  vodou, de sacrilège et dangereux.
« On ne peut pas ainsi  le couper, ni s’en débarrasser de cette façon. Il faut impérativement faire des cérémonies et connaitre la cause de ce drame avant de faire quoique ce soit pour le dégager du lieu » a souligné ce prêtre spirituel.
Mais on note des dissonances de voix dans la corporation traditionnelle. Selon kossi KLIGUE, prêtre et spiritualiste « Le baobab n’est pas forcement un arbre sacré. C’est un arbre comme tout autre. Il peut être déraciné à tout moment comme n’importe autre arbre. Donc il n’est pas nécessaire de faire des cérémonies avant de le découper… »


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